le travail alchimique de Fulcanelli entre 1914 et 1919

Publié le par Barchusen

Fulcanelli a du quitter Paris en 1914 pour pouvoir s'éloigner de la guerre qui commence à peine. En effet, il a à peu près à cette époque résolu les principales énigmes qui dévoilent les phases du Grand Oeuvre Alchimique et il se doit de les réaliser si il veut aboutir à l'Adeptat. La grande guerre commençant à peine il se doit donc de s'éloigner de Paris pour opérer au calme.

Il loue donc dans le Quartier de la Préfecture à Marseille un petit hôtel Particulier avec un petit jardin pour pouvoir faire quelques expériences nécessaires à ses travaux dans son jardin. A ce titre aucun hôtel particulier n'habrite un jardin dans la rue Dieudé donc son hôtel particulier ne peut pas être dans cette rue...

Le travail de Fulcanelli consiste alors en travaux pratique et théorique sur la voie du grand oeuvre et l'alchimie. Pour ses travaux théoriques il fait des compilations de traités opératifs (Basile Valentin, Eyrénée Philalèthe, Le Cosmopolite, Naxagoras, etc.) qu'il met en parallèle avec les monuments symboliques des cathédrales, des Demeures Philosophales, et des Peintures traditionnelles. Il lit beaucoup les descriptions des symboles de ces bâtiments fabuleux et cherche une corrélation avec sa pratique alchimique car il est convaincu que ces symboles cachent des détails explicites sur les phases d'élaboration du grand-oeuvre. Sur ce point les écrits de Cambriel, d'Esprit Gobineau de Montluisan, de Nicolas Flamel ou de Guillaume d'Auvergne lui en donne la conviction. Il s'appuie également sur les dessins de Jean-Julien Champagne qui lui donnent une idée plus précise des symboles et qu'il commande à l'artiste depuis 1910. (d'ailleurs la venue de Champagne à Marseille en 1916 devait également avoir pour but de livrer quelques dessins et toucher son cachet qui manquait depuis 1914).

Pour ses travaux pratique, Fulcanelli met à l'essai hors de la période canonique divers petits particuliers qui aident à vérifier l'unité du processus alchimique (la matière est une et elle évolue). Il réalise donc principalement les particuliers de Basile Valentin, de Naxagoras, etc. Il travaille également à la préparation du feu secret et du Mercure Philosophique. Si la période du printemps est riche en feu secret partout en France (tel que le lui a enseigné son propre maître). Dans la région de Marseille il est également possible de préparer un peu de feu secret en Automne. Il s'entraine également aux tours de main du grand-oeuvre...

Pendant la période canonique il travaille à l'élaboration des matières philosophiques : Le Mercure des Sages, Le Soufre Philosophique et le Sel Philosophique

Au début de 1919, Fulcanelli semble avoir résolu tous les problèmes majeurs du grand-oeuvre. Quand il retourne sur Paris, il lui apparaît qu'il n'a plus qu'à mettre à profit toute l'expérience acquise à Marseille et à finaliser la grande coction.

Publicité

Publié dans canseliet

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
W
Comment vous savez que dans la rue Dieudé à Marseille (de 1914 à 1917) aucun hôtel particulier possède un jardin ?<br /> Vous avez des images de ce temps de la rue Dieudé et du quartier de la Préfecture ?
Répondre
B
En fait j'ai fait des recherches sur des plans de cadastre et sur des vues supérieures actuelles de la rue Dieudé. Il semble que depuis 1914 la rue Dieudé n'a pas beaucoup changé. Certes il existe des espaces qui auraient pu être des jardins privés à l'époque (comme au 23 rue Dieudé qui est aujourd'hui un lycée)  mais ils ne sont pas devant les maisons mais derrière les maisons. Ces espaces semblent ne pas correspondre à ce que pouvait être le jardin décrit par Canseliet... Néanmoins je peux me tromper !